I'm going to be as selfish as you.(tired to be the bad one)

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dernier essai ?


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# Posté le lundi 08 juin 2009 07:26

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Elle est partie. Le ciel aurait dû être gris. Le soleil n'avait pas le droit d'être là si elle n'y était pas. Elle est partie. C'est fou comme j'ai eu envie de courir derrière ce train. Hurler qu'elle n'avait pas le droit de s'en aller. Elle est partie. Cette phrase ne sortait plus de ma tête. C'était comme si c'était la seule que je connaissais, la seule que j'étais capable de formuler. Elle est partie. Elle me manquait. La personne que j'étais quand elle était là me manquait. Comment quelqu'un peut-il arriver à ne faire ressortir que le meilleur des gens qui l'entoure sera à tout jamais un mystère pour moi. La seule chose que je sais, c'est qu'elle y arrivait. Et elle était partie.
Il y avait des étoiles dans ses yeux, c'est pour ça que je ne connaissais pas leur couleur, à chaque fois que je les regardais, il n'y a que cela que je voyais : les étoiles. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire quand je la regardais et ça la rendait nerveuse, elle se détournait souvent en râlant, « pourquoi tu te moques encore de moi ? », et j'aurais tellement aimé lui répondre que je souriais juste parce que je la trouvais belle, que je souriais juste parce que la voir me rendait heureux, que je souriais juste parce qu'elle était là. Mais je ne pouvais pas lui dire ça, elle aurait finit par croire que j'étais amoureux d'elle. De toute façon, la question ne se posait plus, elle était partie. J'aurais aimé l'appeler sur le coup et lui dire « tire l'alarme d'urgence, fais arrêter le train, sors, attends-moi, j'arrive, je te rejoins » et courir, courir jusqu'à elle. La rattraper et lui demander de plus s'en aller. Mais elle était partie et elle n'aurait pas pris au sérieux un tel appel. Dommage. J'étais sur le quai et mon écharpe sentait encore son parfum, quelle idée de lui prêter. Comme s'il n'y avait pas déjà assez de choses qui me faisaient penser à elle. Le visage enfoui dans le tissu, j'osais me mentir en me disant que l'écharpe relevée jusqu'aux yeux, c'était seulement parce qu'il faisait froid et pas du tout parce que cela me rappelait ses bras. J'étais tout seul sur le quai et je continuais de regarder l'endroit où le train avait disparu, comme si ça pouvait le faire revenir.
Et puis, j'ai fini par me décider. Puisque je ne pouvais pas la retenir, j'allais partir avec elle. C'était aussi simple que cela.
Alors j'ai quitté à mon tour le quai, que les autres personnes avaient déjà déserté il y a un moment. Mais à leur différence, je courais. Je ne pouvais pas rattraper le temps, ni son train, non. Mais courir accentuait ce sentiment que j'allais bientôt la rattraper elle. J'ai couru jusqu'à un guichet, acheté un billet, l'ai composté. Puis j'ai dû faire environ dix fois le tour de la gare, incapable d'attendre immobile, incapable de m'asseoir quelque part, je tournais en rond, en imaginant l'expression qu'elle aurait en me voyant arriver. Je marchais tout seul, un grand sourire accroché au visage, le c½ur faisant des bonds à chaque fois qu'un nouveau train arrivant en gare était annoncé. Qu'est-ce que j'allais lui dire ? Je crois qu'à ce moment-là je ne me posais même pas la question, la rejoindre me semblait une telle évidence que cela le serait pour elle aussi : il n'y aurait ni question à poser, ni réponse à donner. Je serai là, elle serait là, nous serions là et cela aurait tout résumé. Mon train est enfin arrivé et je me suis presque jeté dedans. Mes doigts pianotaient sur la tablette, je regardais ma montre toutes les minutes, j'avais l'impression que le train ne partirait jamais. Il a pourtant enfin fini par démarrer et j'ai passé tout le trajet dans un état quasiment second. Je me souviens de mon c½ur qui battait à trois cent à l'heure, de l'impatience qui serrait mon ventre, du n½ud dans ma gorge et du sourire sur mon visage qui refusait de s'évanouir. Il n'y avait plus qu'elle et la perspective de bientôt la retrouver pour ne plus jamais la quitter.
Le train est arrivé à destination, j'ai sauté sur le quai. Il pleuvait. Et j'ai couru. Il y avait tellement de choses dans ma tête qui se bousculaient à ce moment-là que je me demande comment j'ai réussi à retourner chez elle sans me tromper. Métro, métro, métro, bus, deuxième bus. J'ai tout pris, tout trouvé, sans me tromper d'arrêt, sans prendre la rue d'à côté, je n'arrivais pas à réfléchir, je montais, descendais, marchais, presque comme guidé. J'étais trempé et ça me dérangeait pas le moins du monde, au contraire, je souriais encore plus en me disant que je dégoulinais d'eau et que la pluie n'était pas prête de s'arrêter. Quand je suis arrivé chez elle, je suis resté un moment devant sa maison, à regarder la fenêtre de sa chambre allumée. Il faisait nuit et j'entendais à peine les voitures passer derrière moi tellement l'averse était forte. J'ai fini par sortir mon portable de ma poche et l'appeler. Je lui ai demandé d'aller ouvrir sa fenêtre. Elle a rit en disant qu'elle ne comptait pas transformer sa chambre en piscine, puis a entrepris de m'expliquer qu'il pleuvait chez elle. Elle s'est interrompue en plein milieu d'une phrase, au moment où elle m'a vu, sous le lampadaire, trempé et souriant. J'ai dit « oui il pleut, je sais » et j'ai raccroché.
Elle était partie, je suis arrivé. C'était aussi simple que cela.

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# Posté le jeudi 14 mai 2009 09:31

Donnant-donnant. Mais à ma manière, pas à la tienne...

 Donnant-donnant. Mais à ma manière, pas à la tienne...
VTFF.
Parfois...











"Run just as fast as I can
To the middle of nowhere
To the middle of my frustrated fears
And I swear you're just like a pill
Instead of makin' me better, you keep makin' me ill
You keep makin' me ill..."


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# Posté le dimanche 03 mai 2009 06:13

Let's Go Sailing - Come Home Safely

Come home safely tonight.
Walk only where you see your shadow
Lit up like a little cloud.
Come home safely tonight.
I will not sleep until I hear you counting steps.
We still have time left, don't we know?
Don't we know?
Come home safely tonight.
My heart has fallen over cracks in pavement.
Please come home safely tonight.
This cannot be our last kiss goodbye
Or time your nose is met with mine.
Not this time. Not this time.
# Posté le lundi 09 mars 2009 10:16

Calatrava est un Dieu. (cf photo *_*)


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Mon petit-Suisse grandit (et Genève nous attend cet été),
j'ai trouvé mon cadeau de mariage (ça commence par M, ça fait 1m20 et 2200¤),
j'ai envie d'être le 19 juin au milieu des vikings alcooliques et barbares :D,
envie aussi d'être le 10 avril (Ghinzuuuuuuuu ♥) et d'être sûre de partir en Erasmus l'an prochain (Manchester, Finlande, La Haye ?),
de commencer à voir pour ma L3 (envie de Nord et une seule chose peut-être qui me retiendra ici ?),
envie de reprendre l'Histoire des Arts et de passer des heures sur des photographes et des architectes,
envie d'été et de bronzer (et de voir ta tête de blanchâtre mourir devant ma peau noire),
et puis envie de vous voir et vous revoir et d'être encore avec vous, toujours avec vous, de plus jamais vous laisser rentrer chez vous.

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Calatrava est un Dieu. (cf photo *_*)
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# Posté le samedi 31 janvier 2009 18:07